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Depuis la plus haute antiquité, la situation de Chalonnes au confluent du Layon et de la Loire a été particulièrement imposante. C'est un des lieux le plus anciennement
habité de l'Anjou ; le seul où l'on trouve des traces de vie humaine préhistorique. Sa situation favorable avait incité les Druides à y fonder un monastère dont le rayonnement s'étendait très loin aux
alentours. Pour détourner le paganisme, Saint Maurille vint s'y installer et y accomplir des miracles. Les Romains ont laissé des traces de leurs occupations sur la colline de Pierre-Cou. Les évêques
d'Angers qui étaient barons de Chalonnes, ont pu bâtir un château féodal dont il subsiste des vestiges encore imposants. C'est à Chalonnes, en l'église Saint Maurille, qu'à lieu l'unique mariage, célébré
avec un faste inouï, de Gilles de Retz, le fameux "Barbe Bleue" avec sa cousine Catherine de Thouars. Pendant la guerre de Vendée, Chalonnes fut le théâtre de sanglants combats passant tour à tour entre
les mains de Chouans et de Républicains.
| La Tour Saint Pierre |
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C'est le seul reste avec les souverains de l'ancien château féodal élevé en cet endroit par Foulques, comte d'Anjou, pour tenter d'empêcher les Normands de remonter
la Loire. Vers 1096, il fut donné à l'évêque d'Angers, devenu ainsi baron de Chalonnes. Fortement endommagé par la guerre de Cents Ans, le château féodal fut restauré par Haudouin du Beuil. Un an plus
tard, ce prélat y recevait Gilles de Retz (Barbe Bleue) et Catherine de Thouars, après leur mariage en l'église Saint Maurille. Tombé en ruines à la suite des guerres de religion, il fut vendu par l'évêque
d'Angers en 1791 puis revendu plus tard en 1866 à la famille Guérin.
Sur le quai du côté de Notre Dame, c'est l'ancien tribunal des évêques barons de Chalonnes.
| Eglise Saint Maurille |
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Elevée sur l'emplacement de la primitive "cella", elle fut construite par Saint Maurille sur son îlot de débarquement lorsque ce disciple de Saint Martin vint
pour convertir le pays, centre de paganisme. Pendant la révolution, elle servit pour les bivouacs de soldats et de grenier à fourrage. Elle fut restaurée en 1846-1847 et, depuis, le clocher dut être réparé
à la suite du bombardement de 1940.
| Eglise Notre Dame |
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Elle remplace un ancien temple païen détruit par Saint Maurille. Des vestiges de ce temple existent près de la chaire. Elle fut restaurée en 1861 et en 1870,
après avoir servi de temple décadaire pendant la Révolution.
| Hôtel de Ville |
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De construction relativement récente (1860-1961), Chalonnes n'eut de mairie qu'à partir de la Révolution. Le Conseil Municipal se réunit tout d'abord dans des
maisons particulières en ville et dans l'île pendant la guerre de Vendée. Il fut restauré après le bombardement de 1940. La grande salle est ornée par des chefs-d'ouvre de M. Chambret, artiste peintre
de grand talent et d'origine chalonnaise.
| Le Pont sur la Loire |
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Reconstruit après la guerre, il est comme une entrée triomphale en arrivant à Chalonnes, présentant la ligne très pure d'un double arc romain. Le premier pont
suspendu fut établi au milieu du XIXème siècle et il fut d'abord à péage.
Le 19 juin 1940, il fut détruit pour retarder la marche de l'armée allemande. Celle-ci a construit en aval un pont en bois qui fut balayé par une inondation.
Il s'établit ensuite un système BAC dont le souvenir reste très vif encore dans la mémoire des Chalonnais.
Le pont actuel est une remarquable construction en ciment armé creux car les arches sont des plus oscillants pour assumer le travail et le balancement des câbles.
La gare du Petit Anjou était une gare importante du chemin de fer d'intérêt local, dit le Petit Anjou. Les locomotives y faisaient le plein d'eau avant d'attaquer
la rampe des Mauges qui remontait de façon pittoresque le vallon d'Armanger. En 1944, l'invasion anglaise bombarda cet important noeud ferroviaire mais la bombe n'explosa heureusement pas. Le dernier
chef de gare "pittoresque" Chalonnais fut le père Daviau. Grâce à lui, un important trafic se fit malgré la surveillance des troupes d'occupation.
| Les Deux Croix |
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Elles sont situées à l'emplacement d'un point routier remarquable de la voie romaine. Elles commémorent deux décès un marchand assassiné et son assassin roué
vif sur place quelques jours après. Cet épisode s'est déroulé au cours du XVIIIème siècle.
Cet ancien fief, maintenant producteur de bons vins, a conservé plusieurs souterrains.
La Grande Névoire s'inscrit dans la campagne avec son vieux puits à la margelle à rebord et à la remarquable ferronnerie du XVIIIème, ses douves avec leur parement
de pierre, sa vieille grille de fer forgé avec une inscription de 1736 sur un des piliers du portail. Ce n'est plus qu'une ferme : le château fut détruit pendant la guerre de vendée.
| Les Malpavés |
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Situés derrière l'église Saint Maurille, ils furent ainsi appelés de par trois médailles trouvées là à l'effigie de Mars, Pallas, Vénus. Autrefois ils furent
occupés par une forte colonie romaine. Dans les rochers, on peut y voir d'anciennes traces de tombes creusées là.
Cet ancien fief et seigneurie dépend de la baronnerie de Chalonnes mais aussi de la Grande Chauvière.
| Les Fresnaies |
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Ancienne propriété de M. Lafont de Ladebat, ancien maire de Chalonnes, elle appartenait autrefois à Vial qui a tenté d'y fonder une filature de chanvre au temps
de la Révolution.
| La Chapelle des Mines |
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Elle fut élevée à la mémoire de M. Emmanuel de Las Cases (dans sa prime jeunesse, compagnon de Napoléon Ier à Sainte Hélène puis administrateur des mines de
Chalonnes).
| Le Château de Candais |
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Il fut appelé autrefois château du Fourneau du fait que, du temps des Gaulois, se fondait là le fer et s'y fabriquaient des armes. De nombreux fossiles y furent
retrouvés ainsi qu'à Pierre Cou et à Roc en Paille.
Ce fut un fief et une seigneurie dès le XIVème siècle.
Dans l'île, ce fut autrefois un élégant pavillon Louis XIV entre deux jardins.
| Le Four à Chaux |
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Cette magnifique maison permettait la cuisson des pierres chaux. On mettait une couche de charbon, une couche de pierres, le four était allumé, la combustion
entretenue. Au pied des fours, au niveau des gueulards, on recueillait le carbonate de calcium pur.
Le 20 juin 1940, il fut décapité par des obus allemands. Il fut transformé, pendant la guerre, en poste d'observation pour protéger la ville. Actuellement, c'est
une simple tour au toit à quatre pans.
Promenades
Le ruisseau du Jeu et de la Courpaudière, propriété de la famille Vigière où sont enterrées plusieurs personnes de la famille du conventionnel Leclerc est considéré
comme le plus beau point de vue. |