Présentation de la commune

Chalonnes sur Loire

L'origine du nom de Chalonnes vient du latin Calonna qui signifie fontaine. On retrouve cette racine dans bon nombre de commerces et associations de la ville. La ville de Chalonnes sur Loire est membre de la Communauté de Communes Loire Layon.

Etymologie : racines Kal (rocher, pierre) et Onna (eau).
Habitants : Chalonnais et Chalonnaises.
Superficie : 3 856 hectares.
Population (RGP 2009) :  6 143 habitants.

Géographie

  • Commune ligérienne par excellence, Corniche angevine, porte occidentale du fleuve inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO (Sully (45) – Chalonnes).
  • Au confluent de la Loire, du Layon et du Louet, La rivière du Layon se jette dans la Loire au niveau de Chalonnes.
  • Ce site inscrit part de SULLY dans le Loiret jusqu’à Chalonnes (soit 280 km)

Histoire

  • Activités historiques très anciennes : préhistoire (plus ancien site habité de l’Anjou,) on a retrouvé sous le rocher de Roc en Paille des traces d’habitation datant de 15 000 ans. Les traces d’un oppidum retrouvé à Pierre Cou entre Loire et Layon révèlent la présence d’une civilisation celtique vers 800 avant J.C.,
  • Au 1er siècle après JC, Chalonnes est occupé par les Romains et plusieurs notables de l’époque s’y font construire des villas (notamment aux Malpavés). Un temple est également érigé à l’emplacement de l’église Notre Dame.
  • Au 5ème siècle, St Maurille qui deviendra évêque d’ANGERS évangélise la ville et dresse son Hermitage à l’emplacement de l’église actuelle.
  • Au 9ème siècle, les Normands remontent la Loire et pillent les cités et monuments. Ils resteront près d’un siècle sur l’île.
  • La fin du Moyen-Age est marquée par d’importants défrichements. Dès 1500, on commence à exploiter le charbon à ARDENNAY. Au début du 17ème siècle, Chalonnes, Chaudefonds et St Aubin produisent 1200 tonnes par an.
  • Avec l’exploitation des mines de charbon, la culture du lin et du chanvre dans la vallée et de la vigne sur les coteaux, Chalonnes devient un important centre commercial sous l’ancien régime.
  • Chaque jour, une quarantaine de bateaux font escale sur les quais chargés de sel, de charbon ou de chaux. En 1777, on entreprend de canaliser le Layon entre Thouarcé et Chalonnes afin de faciliter le transport de marchandises. Le charbon et le vin notamment sont transportés jusqu’au port de NANTES.
  • Les guerres de Vendée mettent un terme à cette période de prospérité.
  • Au début de la Restauration, il n’y a pas de ponts entre Tours et Nantes ; à chalonnes, le Layon est franchi par un pont (à l’emplacement actuel) mais il n’ya pas de pont sur la Loire. Diverses ordonnances royales vont autoriser la création de ponts ; une ordonnance du 24 août 1838 autorise la construction d’un pont suspendu qui sera achevé en 1841.
  • En 1845, la route départementale n°14 rejoint St Georges et se raccorde ainsi à la grande route Royale ANGERS-NANTES. A la fin du 19ème siècle, des bateaux à  vapeur organisent des excursions sur la Loire.

Activités

  • Mines et fours à chaux
  • Activités actuelles valorisées : viticulture avec 4 AOC (Coteaux du Layon, Coteaux de la Loire, Anjou Villages, Anjou Rouge)

Situation

  • Le fleuve offre un cadre idéal à la mise en scène de la vieille ville et de son patrimoine bâti
  • 8 communes limitrophes de Chalonnes :
    • au nord : St Germain des Prés, St Georges sur Loire et La Possonnière,
    • à l’est : Rochefort sur Loire et Chaudefonds sur Layon
    • à l’ouest : Montjean sur loire et La Pommeraye
    • au sud : St Laurent de la Plaine
  • aire d’influence plus large que le canton : pôle urbain offrant tous commerces et services à la personnes (108 commerçants) qui draine ainsi une large clientèle provenant des communes environnantes
  • 2 supermarchés qui vont prochainement s’étendre
  • Liaison routière vers ANGERS via la RN 23 par le Nord ou par le Sud via Murs-Erigné (RD 751)
  • Chalonnes fait partie de la communauté de communes Loire-Layon créée en décembre 1998 en remplacement de la communauté de communes Loire et Loge qui avait été constituée le 1er janvier 1997 (transformation du district créé le 31 décembre 1993).
  • Elle regroupe aujourd’hui 10 communes :
    •  Chalonnes sur Loire, St Georges sur Loire, La Possonnière, Champtocé sur Loire, St Germain des Prés, Chaudefonds sur Layon, Rochefort sur Loire, St Aubin de Luigné, Ingrandes sur Loire, Denée.
    • Compétences :
      • développement économique (création et gestion de zones d’activités intercommunales, aide à l’implantation d’activités, au maintien de commerce)
      • protection et mise en valeur de l’environnement (collecte et traitement des ordures ménagères, gestion des déchetteries, C.R.A.P.E., entretien des voies, etc...)
      • le logement (réalisation de logements sociaux et de lotissement en accession à la propriété, amélioration de l’habitat,
      • entretien de la voirie intercommunale.

Démographie

  • La commune de Chalonnes a connu entre 1968 et 1982 un développement démographique remarquable. Après une période d’essoufflement dans les années80, elle retrouve dans les années 90 une réelle dynamique de croissance en dépit d’un solde naturel négatif (- 0.12%) gràce au solde migratoire (+ 0.61 %) lié à une forte augmentation des permis de construire depuis 1997.
Année de Recensement Nombre d'habitant
1975 4 682 habitants
1982 5 281 habitants
1990 5 534 habitants
1999 5 591 habitants
2009 6 143 habitants

le solde naturel déficitaire à Chalonnes s’explique certainement par le déficit migratoire enregistré entre 1982 et 1990 qui a sans doute touché en priorité les jeunes ménages.

Entre 1982 et 1999, le profil démographique s’est altéré :
Moins de 20 ans en 1982 : 33.4%
Moins de 20 ans en 1999 : 25.3%

L’indice de jeunesse s’est également détérioré (population des moins de 20 ans rapportée à celle de 60 ans et plus) : de 1,76 en 1982 à 1,02 en 1999. Le vieillissement de la population chalonnaise est préoccupant même si elle suit en cela la tendance nationale.

49.9 % de la population est en âge de travailler (20-60 ans) en 1999.

Taille moyenne des ménages en baisse : de 3 personnes en 1982 à 2,72 en 1990 et 2,47 en 1999.

31,1 % des ménages sont composés de deux personnes

Parallèlement à la croissance démographique modérée (+ 5,9 % entre 1982 et 1999), la commune connaît un développement rapide de son parc de logement (+ 19 % entre 1982 et 1999).

Ce décalage assez important s’explique par le phénomène de desserrement des ménages (famille monoparentale, augmentation des ménages de 1 à 2 personnes) qui engendre une demande de petits logements.

Logement

Entre 1995 et 1999, il s’est construit en moyenne 50 logements par an. La moyenne sur 10 ans est de 28 logements par an.

Le parc locatif est l’un des atouts majeurs de la commune (plus de 37 % de logements locatifs dont 15 % de HLM ; en cela elle se démarque nettement du canton.

Le parc de résidences principales est également diversifié avec la présence de logements haut standing

Tout en assurant la maitrise de son développement urbain, la commune s’est lancée dans une grande opération de lotissement afin de répondre à la forte demande de logements

En 1999, 60,3 % des occupants étaient ^propriétaires de leur logement (résidence principale) ; cette proportion est stable au cours des années 1999

En 1999, on dénombre 2 461 logements (2193 résidences principales, 153 résidences secondaires, 115 logements vacants

En 2000, le parc locatif social rassemblait 329 logements dont 89 en immeubles collectifs. Ce parc HLM est réparti en 190 pavillons et 139 appartements comme suit :

29 studios
66 T2
90 T3
104 T4
40 T5

Le parc social représente ainsi environ 15 % du parc de résidences principales. Cette proportion est importante pour une commune rurale

En 1998, le prix de vente moyen du lotissement communal du Gd Coteau I s’élevait à 130 francs le m2 H.T.

Economie

La commune est géographiquement positionnée dans un contexte favorable au développement économique à mi-chemin des autoroutes A 11 au nord (NANTES-PARIS) et A 87 au sud (ANGERS-LA ROCHE SUR YON) ; la liaison avec les grandes villes régionales est aisée.

La zone artisanale et industrielle couvre plus de 20 hectares

La commune compte plus 2 500 emplois avec un éventail d’activités très large tant dans le domaine industriel que commercial mais également agricole et viticole.

Le tissu économique est également diversifié (petites, moyennes et grandes entreprises) ce qui représente un atout supplémentaire.

Entre 1990 et 1999, au total 242 emplois ont été créés. Le taux d’emploi se situe autour de 1 (rapport entre le nbre d’emploi sur la commune et le nbre d’actifs communaux). En outre, certaines entreprises évoluent sur le marché international, ce qui contribue à promouvoir l’identité et l’image de la commune bien au-delà de son bassin d’emploi.

Chalonnes possède une aire de chalandise très importante due à une offre de commerces et de services assez remarquable : le commerce de centre-ville conserve un réel dynamisme et vient compléter l’offre des deux supermarchés.

Sur le plan touristique, Chalonnes ne manque pas d’atouts ; elle se positionne comme porte d’entrée du pays du Layon et point de passage privilégie pour le tourisme de découverte de la vallée de la Loire. Une structure hôtelière manque cependant pour retenir les touristes plus longuement.

Le camping municipal ouvert de mai à septembre comporte 220 emplacements. + 2 chambres d’hôte + 3 gîtes ruraux

Au niveau agricole, le nombre de sièges d’exploitation reste stable sur les cinq dernières années ; l’élevage, la viticulture et la polyculture en sont les principales activités. Six exploitations sont situées en zone inondable. Les autres sont plutôt concentrées dans le sud-ouest.

L’agriculture occupait 1914 ha en 2000 (SAU). L’activité d’élevage reste prédominante

En 1999 la population active représentait 45,4 % de la population totale ; les ouvriers composent la majorité des actifs e traduit une forte orientation industrielle et artisanale .

Liste des équipements

La SNCF assure 10 liaisons par jour en direction d’ANGERS (à 20 mn) et CHOLET (à 30 mn)