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La Tour Saint Pierre

C'est le seul reste avec les souverains de l'ancien château féodal élevé en cet endroit par Foulques, comte d'Anjou, pour tenter d'empêcher les Normands de remonter la Loire. Vers 1096, il fut donné à l'évêque d'Angers, devenu ainsi baron de Chalonnes. Fortement endommagé par la guerre de Cents Ans, le château féodal fut restauré par Haudouin du Beuil. Un an plus tard, ce prélat y recevait Gilles de Retz (Barbe Bleue) et Catherine de Thouars, après leur mariage en l'église Saint Maurille. Tombé en ruines à la suite des guerres de religion, il fut vendu par l'évêque d'Angers en 1791 puis revendu plus tard en 1866 à la famille Guérin.

Le Présidial

Sur le quai du côté de Notre Dame, c'est l'ancien tribunal des évêques barons de Chalonnes.

Eglise Saint-Maurille

Elevée sur l'emplacement de la primitive "cella", elle fut construite par Saint Maurille sur son îlot de débarquement lorsque ce disciple de Saint Martin vint pour convertir le pays, centre de paganisme. Pendant la révolution, elle servit pour les bivouacs de soldats et de grenier à fourrage. Elle fut restaurée en 1846-1847 et, depuis, le clocher dut être réparé à la suite du bombardement de 1940.

Eglise Notre Dame

Elle remplace un ancien temple païen détruit par Saint Maurille. Des vestiges de ce temple existent près de la chaire. Elle fut restaurée en 1861 et en 1870, après avoir servi de temple décadaire pendant la Révolution.

Hôtel de Ville

De construction relativement récente (1860-1961), Chalonnes n'eut de mairie qu'à partir de la Révolution. Le Conseil Municipal se réunit tout d'abord dans des maisons particulières en ville et dans l'île pendant la guerre de Vendée. Il fut restauré après le bombardement de 1940. La grande salle est ornée par des chefs-d’œuvre de M. Chambret, artiste peintre de grand talent et d'origine chalonnaise.

Le Pont sur La Loire

Reconstruit après la guerre, il est comme une entrée triomphale en arrivant à Chalonnes, présentant la ligne très pure d'un double arc romain. Le premier pont suspendu fut établi au milieu du XIXème siècle et il fut d'abord à péage.

Le 19 juin 1940, il fut détruit pour retarder la marche de l'armée allemande. Celle-ci a construit en aval un pont en bois qui fut balayé par une inondation. Il s'établit ensuite un système BAC dont le souvenir reste très vif encore dans la mémoire des Chalonnais.

Le pont actuel est une remarquable construction en ciment armé creux car les arches sont des plus oscillants pour assumer le travail et le balancement des câbles.

Le Petit Anjou

La gare du Petit Anjou était une gare importante du chemin de fer d'intérêt local, dit le Petit Anjou. Les locomotives y faisaient le plein d'eau avant d'attaquer la rampe des Mauges qui remontait de façon pittoresque le vallon d'Armanger. En 1944, l'invasion anglaise bombarda cet important nœud ferroviaire mais la bombe n'explosa heureusement pas. Le dernier chef de gare "pittoresque" Chalonnais fut le père Daviau. Grâce à lui, un important trafic se fit malgré la surveillance des troupes d'occupation.

Les Deux Croix

Elles sont situées à l'emplacement d'un point routier remarquable de la voie romaine. Elles commémorent deux décès un marchand assassiné et son assassin roué vif sur place quelques jours après. Cet épisode s'est déroulé au cours du XVIIIème siècle.

Gloire et La Haye

Cet ancien fief, maintenant producteur de bons vins, a conservé plusieurs souterrains.

La Grande Névoire

La Grande Névoire s'inscrit dans la campagne avec son vieux puits à la margelle à rebord et à la remarquable ferronnerie du XVIIIème, ses douves avec leur parement de pierre, sa vieille grille de fer forgé avec une inscription de 1736 sur un des piliers du portail. Ce n'est plus qu'une ferme : le château fut détruit pendant la guerre de Vendée.

Les Malpavés

Situés derrière l'église Saint Maurille, ils furent ainsi appelés de par trois médailles trouvées là à l'effigie de Mars, Pallas, Vénus. Autrefois ils furent occupés par une forte colonie romaine. Dans les rochers, on peut y voir d'anciennes traces de tombes creusées là.

Grésigné

Cet ancien fief et seigneurie dépend de la Baronnerie de Chalonnes mais aussi de la Grande Chauvière.

Les Fresnaies

Ancienne propriété de M. Laffon de Ladebat, ancien maire de Chalonnes, elle appartenait autrefois à Vial qui a tenté d'y fonder une filature de chanvre au temps de la Révolution.

La Chapelle des Mines

Elle fut élevée à la mémoire de M. Emmanuel de Las Cases (dans sa prime jeunesse, compagnon de Napoléon Ier à Sainte Hélène puis administrateur des mines de Chalonnes).

Le Château de Candais

Il fut appelé autrefois château du Fourneau du fait que, du temps des Gaulois, se fondait là le fer et s'y fabriquaient des armes. De nombreux fossiles y furent retrouvés ainsi qu'à Pierre Cou et à Roc en Paille.

Montaigu !

Ce fut un fief et une seigneurie dès le XIVème siècle.

La Rotte aux Loups

 Dans l'île, ce fut autrefois un élégant pavillon Louis XIV entre deux jardins.

Le Four à Chaux

Cette magnifique maison permettait la cuisson des pierres chaux. On mettait une couche de charbon, une couche de pierres, le four était allumé, la combustion entretenue. Au pied des fours, au niveau des gueulards, on recueillait le carbonate de calcium pur.

Le Belvédère :

Le 20 juin 1940, il fut décapité par des obus allemands. Il fut transformé, pendant la guerre, en poste d'observation pour protéger la ville. Actuellement, c'est une simple tour au toit à quatre pans.

Promenades

Le ruisseau du Jeu et de la Courpaudière, propriété de la famille Vigière où sont enterrées plusieurs personnes de la famille du conventionnel Leclerc est considéré comme le plus beau point de vue.