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Histoire de la Ville

 

Depuis la plus haute antiquité, la situation de Chalonnes, au confluent du Layon et de la Loire, a été particulièrement imposante. La ville a pu développer son commerce et ses échanges avec les grandes villes de la région. Ce passé glorieux se perçoit encore aujourd’hui à travers la mémoire des habitants et de différents lieux chargés d’histoire.

Bandeau histoire de Chalonnes

 

Les ports de Loire

Quai GambettaA Chalonnes l’activité fluviale fut importante. La Loire a pendant longtemps été une voie de transport stratégique. Des ports ont été construits pour pouvoir accueillir de plus en plus de bateaux. Après l’ouverture du canal du Layon en 1778, les quais devinrent le point de chargement des vins du Layon que venaient acheter les Hollandais. On y trouvait aussi de la chaux et du charbon. Au 19e siècle, on aménage d’autres ports qui se confondent aujourd’hui avec les quais : le Port Chailloux, le Port Saint-Maurille ainsi que le Port Garou. Le transport fluvial fut ensuite délaissé au profit du chemin de fer et les derniers mariniers abandonnèrent leur trafic vers 1913.

 

 

Le patrimoine bâti

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La tour Saint-Pierre

C’est le seul vestige de l’ancien château féodal élevé en cet endroit par Foulques, comte d’Anjou, pour tenter d’empêcher les Normands de remonter la Loire. Vers 1096, il fut donné à l’évêque d’Angers, devenu ainsi baron de Chalonnes. Fortement endommagé par la guerre de Cents Ans, le château féodal fut restauré par Haudouin du Beuil. Un an plus tard, ce prélat y recevait Gilles de Rais (Barbe Bleue) et Catherine de Thouars, après leur mariage en l’église Saint Maurille. Tombé en ruines à la suite des guerres de religion, il fut vendu par l’évêque d’Angers en 1791 puis revendu plus tard en 1866 à la famille Guérin.

 

 

 

 

Le Présidial

 

Sur le quai du côté de Notre Dame, c’est l’ancien tribunal des évêques barons de Chalonnes.

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L’Église Saint-Maurille

Elle fut construite par Saint Maurille lorsque ce disciple de Saint Martin vint pour convertir le territoire au catholicisme. Pendant la révolution, elle servit pour les bivouacs de soldats et de grenier à fourrage. Elle fut restaurée en 1846-1847 et le clocher dut être réparé à la suite du bombardement de 1940.
Au pied de cette église, se dresse l’ancien cimetière des Malpavés datant de l’époque romaine. Des fouilles ont permis de retrouver des écus de Philippe III roi d’Espagne et des sesterces gallo-romaines.

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Saint Maurille (Ve siècle) s’établit pendant une quinzaine d’année à Chalonnes pour évangéliser la population. Il fut par la suite Évêque d’Angers. On lui accorde de nombreux miracles : il donna un enfant à une femme stérile, enfant qu’il ne put sauver de la maladie. Il partit en Angleterre pour expier sa faute. Pendant le voyage, il perdit les clés des reliques de son église et jura de ne rentrer à Angers que lorsqu’il les aurait retrouvées. Alors qu’il était devenu jardinier, quatre angevins vinrent le trouver. La légende raconte que pendant leur voyage vers l’Angleterre, un poisson avait sauté dans leur bateau le ventre rempli des clés des reliques d’Angers. De retour à Angers, Saint Maurille pria encore et encore, si bien que l’enfant mort ressuscita.

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L’Hôtel de Ville

De construction récente (1860-1861), l’Hôtel de Ville fut construit par le Comte de Las Cases, maire de l’époque. Le bâtiment s’établit sur un petit mail qui avait remplacé l’ancien cimetière. Auparavant, le Conseil Municipal se réunissait dans des maisons particulières en ville et dans l’île pendant la Guerre de Vendée. L’hôtel de Ville fut restauré après le bombardement de 1940. Sous l’occupation, un officier allemand fut enterré sous un arbre qui se trouvait au pied de l’Hôtel de Ville. La grande salle est ornée par des chefs-d’œuvre de M. Chambret, artiste peintre d’origine chalonnaise.

 

Le Pont sur la Loire

Reconstruit après la Seconde Guerre Mondiale, il est comme une entrée triomphale en arrivant à Chalonnes. Le premier pont suspendu fut établi au milieu du XIXe siècle et il fut d’abord à péage.
Le 19 juin 1940, il fut détruit par les Alliés pour retarder la marche de l’armée allemande. Un pont en bois, construit par l’armée allemande, fut balayé par une inondation. Il s’établit ensuite un système bac dont le souvenir reste très vif dans la mémoire des Chalonnais. Le pont actuel est une construction en ciment armé creux pour assumer le travail et le balancement des câbles.

Pont 1

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four_a_chaux_optLe Four à Chaux Saint-Vincent

Cet édifice permettait la cuisson des pierres à chaux. On mettait une couche de charbon, une couche de pierres, le four était allumé, la combustion entretenue. Au pied des fours, au niveau des gueulards, on recueillait le carbonate de calcium pur.
Les fours à chaux se développèrent en Anjou à partir du 17e siècle. L’activité atteignit son apogée au 19e tout comme l’exploitation des mines de houille. La chaux produite était transportée par les mariniers jusqu’à Nantes où elle servait notamment à la fabrication de l’acier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les quais de Chalonnes

Les quais de Chalonnes furent construit en 1857 par l’ingénieur Bareteau. Ils s’étendent sur 600 mètres. Ils laissent paraître les traces des anciens ports de la ville où les mariniers embarquaient et déchargeaient les marchandises. Les noms des rues du quartier Notre Dame témoignent de cette intense activité commerciale liée au fleuve. On retroquai5_optuve : la rue du Marché du Lin, la rue des Halles, la rue du Port Garou, la rue du Marché…

 

 

Remerciements

Jacques René, passionné d’histoire et participant au projet de construction d’un gabarot de Loire avec les Chalandoux du 5e Vent. Il est l’auteur de récits sur l’histoire de Chalonnes au fil des siècles.

Dany Cayeux, passionnée d’histoire et participante au projet de construction d’un gabarot de Loire avec les Chalandoux du 5e Vent.

Association Anneaux de la Mémoire et leur exposition « Des bords de Loire à l’île de la Tortue.

Clément Ménard, stagiaire, qui a collecté les informations et préparé les articles.

 

 

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