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Vitraux de l’église Saint Maurille

Restauration artistique des vitraux de l’église Saint-Maurille

Le Val de Loire est inscrit sur la ligne du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2000 en tant que « paysage culturel vivant » de Chalonnes-sur-Loire à Sully-sur-Loire. 

Ainsi près de trois cents kilomètres derives d’un paysage fluvial exceptionnels ont préservés par cette inscription qui pose clairement les conditions de protection ,d’adaptation et de renouvellement de ce bien de l’humanité.

Par la remise en valeur de son seul édifice classé, lacommune de Chalonnes surLoire (6700 habitants)a souhaité relever le défi d’un paysage culturel vivant qui n’est pas une abstraction mais le cadre physique de l’environnement quotidien des ligériens qui se perçoit et se ressent.

L’église Saint-Maurille placée sur un piton rocheux dominant le fleuve bénéficie d’un site remarquable. Maurille, quatrième évêque d’Angers était venu se mettre au service de Saint Martin de Tours, il mourut en 453 devenant la première grande figure du christianisme en Anjou.

L’histoire tourmentée de la vallée de la Loire du fait des invasions normandes mais aussi des conséquences de la révolution a conduit les restaurateurs du XIXe siècle à garder le chœur de l’église du XIIe siècle, la coupole, ainsi que la chapelle Plantagenêt. 

Les caprices du fleuve et l’évolution des lits de la Loire ont exigé le rehaussement des niveaux des sols, de la nef et du sanctuaire d’où l’étonnante surélévation des vitraux.

Dans un souci d’exigence patrimoniale et d’innovation, décision est prise en 2010 de faire appel à un artiste contemporain associé à un maître verrier pour valoriser 12 vitraux du sur les 14 de la nef et du choeur ; c’est l’artiste Pierre Mabille qui est retenu, associé aux Ateliers parisiens Duchemin, maîtres verriers. 

 

Né en 1958, représenté par la Galerie Jean Fournier à Paris, Pierre Mabille, peintre, est l’auteur de nombreuses expositions tant en France qu’à l’étranger ; il est professeur à l’école Supérieure d’art de Nantes-Métropole, il s’agit là de sa première réponse à une commande publique de vitraux.

Les Ateliers Duchemin, maître-verriers de père en fils depuis six générations ont collaboré avec autant d’artistes d’hier et d’aujourd’hui (Aurélie Nemours, Robert Morris, Jean-Michel Alberola, Sarkis…).

Les vitraux de l’église Saint-Maurille forment aujourd’hui un ensemble visible immédiat (bleu au sud, jaune au nord), créant d’emblée une dynamique contrastée et complémentaire des deux tonalités dominantes. 

Cet espace chromatique se donne comme la synthèse possible d’un lieu de rassemblement, de méditation, rythmé par des lignes graphiques dont la variété des densités accompagne désormais notre déambulation. 

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